Slate, le dernier tiers du Monde
Par Raveline le mercredi, 11 février 2009, 15:28 - It's a Geek world - Lien permanent
edit : A la suite des remarques de M. Johan Hufnagel (v. commentaires), l'un des auteurs du projet Slate, je signale que le design du site est encore en travaux. Voilà qui devrait tempérer mes remarques acerbes sur la forme.
Encore un média internet ?
Je ne sais pas pour vous, mais en ce qui me concerne, je n'arrive plus à suivre. J'ai déjà du mal à lire le Monde régulièrement. Je suis la plupart des blogs de mon netvibes avec quarante-huit heures de retard. Je regarde de temps à autres les émissions d'Arrêt sur Images. Pour le reste, je n'ai pas le temps.
Pourtant, comme tout le monde parle de Slate, le média qui nous vient d'Amérique, je me suis dit : voyons la chose. D'emblée, trois éléments frappent :
1°) Comme 90 % des médias internet, Slate est laid. Et un peu fouilli. Loin de la sobriété de Causeur ou des efforts de La vie des Idées. Je ne veux pas me poser en expert du webdesign (mon blog est aussi d'une laideur sans nom, mais je ne prétend pas en faire un business-plan. Honnêtement, comparez Slate.com et Slate.fr. Surtout, Slate.fr ne fait pas pro. Titres trop grands et trop compacts à la fois. Les pointillés sont immonde et font "bons à découper" de supermarché. Et en plus, aucune originalité, aucun "petit truc" design (ne serait ce que la barre finissant en triangle dans le logo du site américain), non, ça fait juste plat et moche. De là ma réponse très originale et très pertinente à l'éternelle question : pourquoi Google marche-t-il ? Parce que Google, c'est fonctionnel, simple, pas trop fouilli, et relativement regardable.
C'est marrant, cette manie des journalistes de se dire : "Avec le web, les gens veulent tout savoir", tout en ajoutant : "Mais on va hiérarchiser l'information". Et de vous balancer un site illisible.
2°) C'est peut-être le fait de son design immonde, mais Slate.fr a l'air envahi par la pub. Mal séparée du reste du site, elle ne sait pas se faire discrète. Prenez le bandeau supérieur de la page : en France, 20 % est consacré au titre, 80 % à une grosse pub. Aux Etats-Unis, c'est bien plus 20 % titre, 20 % lien, 20 % pub, et un agréable dernier 5e d'espace vide, pour respirer.
3°) Tout en bas de la page, beaucoup de liens, comme une blogroll géante, où on trouve des ténors de la blogosphère : Embruns, Eolas, Radical Chic... pas éconoclaste ? Un peu dommage. Une grande partie des liens concerne les grands noms de la presse internationale, ce qui est grotesque : je ne vais pas lire die Zeit parce que c'est en lien dans Slate.fr. Et si je veux lire die Zeit, un petit google rapide me suffit amplement (d'ailleurs, à propos de die Zeit, voilà un site pas trop moche). A mon avis, il aurait faire une colonne "magazines numériques", et une colonne "blogs", plus un tri thématique interne.
Enfin, un petit avis sur le fond. Dans la page "qui sommes-nous", on peut lire ceci :
Face à la complexité et aux défis du monde contemporain et en particulier de la crise actuelle, il est impossible de s'abriter derrière des grilles de lecture préconçues. L'analyse de faits avérés, la prise de distance, le recul, la confrontation d'idées, l'argumentation sont pour nous préférables aux réflexes partisans ou militants.
Oui, d'où l'idée d'avoir une chronique tenue par François Hollande, qui n'est ni partisan ni militant, on s'en doute. Bien utile, au passage, la "crise actuelle" (qu'on s'empressera de ne pas définir, situer, problématiser, etc.). Au passage, j'attend encore le média qui affirmera franchement et clairement qu'il offre à ses lecteurs des "grilles de lectures préconçues". Toute mauvaise foi et critique de bas étage mise à part, je suis infiniment plus susceptible de lire un site qui annonce : "Les grilles de lectures traditionnelles ne sont pas mortes, et nous allons vous le montrer" plutôt qu'un site qui vous annonce une grande soupe où surnagent les principes du journalisme contemporain.
Ce qu'on nous vend comme une espèce d'aérolithe furieusement enflammé annonçant la fin du paléozoïque médiocre où nous serions censé croupir, est signé entre autre par Jacques Attali, Jean-Marie Colombani, et Eric Le Boucher. Je n'ai rien de particulier contre Eric le Boucher, qui est conspué par beaucoup. Colombani et Attali, c'est autre chose... Attali, Colombani, le Boucher. Le Monde, quoi.
Entre le Post, Mediapart et Slate, le Monde aura décidément ensemencé la terre vierge du web avec la délicatesse de Villepin voulant prendre la France à la hussarde. Vous haïssez le Monde mais vous ne pouvez pas vous en passer ? Internet vous offre la solution idéale :
1°) Le ton donneur de leçon, la prétention à faire du journalisme d'investigation et le côté noble chevalier journaliste vous fait hurler ? Lisez donc Mediapart.
2°) Le côté "plaisons aux jeunes, faisons de la merde", "notre journal a un lien particulier avec ses lecteurs", et autres billevesées fait cohabiter votre univers mental avec celui de Charles Manson ? Précipitez-vous sur le Post.
3°) Le genre "nous faisons un journalisme unique en son genre", "nous croyons au fait et à la confrontation d'idées" et "la joyeuse bande de potes qui explique à la France comment elle marche" vous permet d'avoir des flash de folie furieuse ? Lisez Slate.
Mais si c'est le mélange inégalable de ton supérieur, de racolage minable et de prétention à la vérité émanant d'un réseau éternel et lassant qui vous plaît, pourquoi changer ? Lisez le Monde, ça ira plus vite.
Commentaires
Bonjour
Concernant la forme, vous avez raison. Nous ne sommes pas tout à fait content de notre site. Pas encore fini, pas encore complètement proche de ce que nous souhaitons. Nous sommes en cours de construction du site, comme nous l'avons écrit. Sur la colonne lien, pareil: on avance, et on s'améliorera. Mais merci pour votre remarque, elle est super, on y avait pas pensé. Vraiment.
Sur le fond, vous n'aimez pas Colombani ou Attali en gros parce que vous rejetez les élites. Soit, c'est votre droit. Mais ils semblent pourtant suffisamment vous intéresser pour vous faire écrire un long papier plein de rancoeur.
Vous n'êtes obligés de les lire; d'ailleurs, il y a plein d'autres auteurs.
Cordialement
En plus d'approuver la totalité de ce billet, j'adore la conclusion, dont je déplore seulement de ne pas l'avoir écrit moi-même !!
Cher Monsieur,
Bonjour à vous aussi.
La critique sur la forme ne s'adressait pas directement à Slate, mais plutôt à l'ensemble des webzines, ou quelque nom qu'on désire leur donner. Il est effectivement injuste de ma part de ne pas avoir mentionné qu'il s'agissait d'un design provisoire : je m'en vais donc, dès mon commentaire enregistré, modifier ce billet.
Sur la colonne lien, notez bien que, malgré le ton légèrement globalement satirique de ce billet, il s'agissait plutôt de saluer l'initiative, et la présence de grands blogueurs. J'ai de même oublié de signaler que j'étais heureux d'apprendre que Versac faisait partie de votre équipe. Bref, je ne vois pas tout en noir.
Concernant le fond. Je comprendrais votre raccourci si d'aventure vous aviez écrit : "vous n'aimez pas Colombani ou Attali en gros parce que vous rejetez le Monde". Ce ne serait pas tout à fait exact, mais ça prêterait autrement moins à sourire que "en gros parce que vous rejetez les élites".
Je me demande ce qui vous permet d'affirmer que je rejette les élites. Il m'arrive, assez souvent, sur ce blog, d'émettre des critiques contre les élites de ce pays, je veux bien l'admettre. Contre la notion d'élite, par contre, vous aurez bien du mal à trouver une ligne. Contre leur méthode de sélection, leur comportement, leur impuissance, leur conservatisme ou leur progressisme, vous pourrez sans doute trouver quelque chose. Contre la notion d'élite en elle-même, rien.
Je souligne juste la légère contradiction qu'il peut y avoir, quand on entend proposer quelque chose d'original et de novateur, à s'associer à deux ténors des médias français qui occupent le paysage depuis un certain temps. Et qui ne saurait, à eux seuls, résumer les élites de ce pays, fort heureusement du reste.
Je n'exprime nulle rancœur, mais plutôt de la déception : j'espérais voir quelque chose de nouveau, de différent, de surprenant. Cela ne signifie pas que je condamne d'avance l'initiative, et du reste, je le répète, je vais indiquer, pour mes remarques de forme, qu'il s'agit d'un "design in progress".
Enfin, s'il ressort de mon propos que je déteste les élites et que je suis plein de rancoeur, quand je voulais surtout exprimer mes doutes sur le manque de renouvellement des "plumes" et faire de l'humour, j'en déduis que j'ai moi-même pas mal de progrès à faire de mon côté.
Quant à l'expression de "long papier", cher Monsieur, quelques instants sur ce blog vous permettraient de voir que j'ai fait autrement moins court.
Bon courage,
Bien cordialement, et merci de votre commentaire.
C'est marrant cette histoire de rejet des élites. Alors que la plupart des lecteurs et commentateurs de ce blog, parfois blogueurs eux-mêmes, font justement partie intégrante de cette "élite". En ce moment, on est en train de discuter de la prépa, les uns disant que la prépa c'est vraiment pas bien, les autres que la prépa c'est super, et on s'aperçoit, comme le dit judicieusement un de mes commentateurs que "100% de [mon] lectorat a fréquenté la montagne saint genevieve et/ou le plateau de Saclay". C'est effrayant de voir ça, même sur le web, et donc on a plus affaire à de l'autocritique qu'à du rejet par conséquent...
(PS la discussion sur la prépa est en commentaires sur mon blog, je précise :
http://tomroud.com/2009/02/08/tiens...
)
(c'est énervant, je t'avais préparé une super réponse qui a sauté, parce que mon wifi à la maison ne fonctionne pas bien).
Je la fais lapidaire :
- excuse Johan, il dort peu pour le lancement, et ne te connait pas. Il ne pouvait pas savoir que tu en étais, aussi.
- ceux qui ont un espace naturel dans l'espace médiatique sont naturellement peu les bienvenus dans l'espace public numérique, qui reste un lieu alternatif et de complément, aujourd'hui.
- on peut imaginer que, peu à peu, d'espace de complément, il devienne central (voir les Etats-Unis). C'est pour ça que les acteurs de l'espace médiatique tentent de s'y faire une place.
- Je n'ai une passion ni pour JMC, ni pour ELB, ni pour JA. Pour autant, ce que Johan m'a dit du projet suffit à me motiver (d'autant que je suis un fan du slate US). J'espère qu'on y lira vite d'autres belles plumes.
Quant au design, je suis bien d'accord avec toi. Mais c'est une version de travail, et pas une fausse, comme un site tout propre qui met un logo "beta" pour faire stupide 2.0, mais comme un premier site qui veut tester plein de choses, et ouvre les portes alors qu'il reste des boulons apparents et des (tas de) bugs.
Fou rire - un post un peu cruel... et tellement pertinent.
Sur le fond, l'idée selon laquelle un groupe de journaliste, d'essayiste, de ce qu'on voudra et quelles que soit ses qualités, devrait vraiment renoncer à vouloir "hiérarchiser l'information" à la place des internautes. L'information est maintenant libre, ouverte et démocratisée : il appartient à chacun et à tous de la hiérarchiser.
Par contre, je souscrit à la remarque de versac sur le design et le fonctionnement : c'est une force du web de lancer des produits non finis et imparfaits. Cela permet précisément de prendre en compte l'avis des utilisateurs très en amont dans la conception et le développement - ce dont chacun ne peut finalement que se féliciter.
@emmanuel : Merci beaucoup, ça fait toujours plaisir.
@Tom Roud : Autocritique plutôt que rejet : excellente formule, je la retiens. La discussion sur ton blog a l'air très intéressante (même pour un lettreux de mon acabit), je vais la regarder de plus près.
@Versac : Toutes mes excuses pour ta super-réponse. Je répond :
1°) Je n'ai pas besoin d'excuser Johan, il a tout à fait le droit de se défendre. Ca veut dire quoi, ça, "il ne pouvait pas savoir que tu en étais" ? Des élites ? Est-ce que ces pages ressemblent à un skyblog ? Est-ce que j'ai vraiment l'air d'un populiste de bas étage ? Bon, taquineries et boutades mises à part, je comprend sa réaction. C'est dommage, parce que voilà quelqu'un que je ne connais pas très bien mais pour lequel j'ai plutôt un a priori positif. J'aurais préféré lire ça sous la plume d'Attali, mais je doute qu'il fiche jamais les pieds ici.
2°) Tout à fait d'accord : je ne conteste pas ce fait. Je souligne simplement que ça risque d'entamer un peu l'originalité du résultat final.
3°) Sans aucun doute. Et là encore, je n'ai pas dit que JMC, ELB ou JA ne devaient pas avoir leur place sur Internet. Qui serais-je pour formuler de tels anathèmes ?
4°) Sur ce point, je comprend ce qui peut te plaire dans ce projet. Je suis moins optimiste que toi (mais je ne suis pas un brillant entrepreneur plein d'allant), certes ; je vais garder un oeil sur le site et voir venir. Allez, si c'est vraiment génial, je ferais même un grand mea culpa ici même.
Sur le design, je parlais, encore une fois, des webzines de manière générale. J'ai déjà vu ton argument (chez Embruns, je crois) et j'y souscris. Disons que c'était une manière de dire : "Wow, y'a encore du travail", à côté de laquelle j'ajoutais : "Mais au fond, les webzine sont plutôt moches en général".
@Cratyle : Bon, ouf, je fais encore rire quelques personnes. Je suis moins radical que toi sur le caractère libre, ouvert et démocratisé de l'information - surtout dans la mesure où je suis loin d'être un contempteur des élites en soi. Je pense qu'on va vers cela, à long terme, mais qu'on en est encore loin.
Sur ton dernier point, comme pour Versac, je ne dis pas le contraire, et tu le défend fort bien. Et je le répète : vu la gueule de mon site, je peux difficilement trop critiquer les design des autres.
On comprend la réaction de Johan Hufnagel (je le trouve même plutôt relax, vu la charge que se prend slate dans le billet). Bien tenté aussi, le coup des élites (même si cela tombe un peu à côté en l'espèce).
Mais en tout cas, je me suis bien marré en lisant le billet. Ca fait du bien, quelque chose de drôle, à charge, bien rentre-dedans, mais quand même ajusté. Bien joué!
@Raphael : Je comprend la réaction de Johan Hufnagel, c'est de bonne guerre. Merci pour vos compliments.
J'ai bien adhéré à l'article, à son ton, aux messages. Mais tout est décrédibilisé en une phrase de Versac : "Excuse Johan, il dort peu pour le lancement, et ne te connait pas. Il ne pouvait pas savoir que tu en étais, aussi"
Et bam, le même corporatisme que les journalistes de la presse écrite, "on touche pas aux collègues". Donc je souris et je ne lis plus les billets de ce blog de la même manière.
Dommage, je crois que ce commentaire était mon premier ici et c'est pour dire "bye bye".
@GuAM : Heureux que vous adhériez à l'article, après tout c'est quand même ce qui compte. Je ne suis pas très sûr de comprendre en quoi le message de Versac décrédibilise ma démarche, à vrai dire.
Ce commentaire était effectivement votre premier sur Big Blogger. Ce qui me laisse à penser que vous ne connaissez pas très bien ce blog et que vous vous trompez peut-être sur mon compte...
Vous me voyez bien perplexe, donc. Bien à vous.
Je suis votre blog depuis quelques temps déjà, il fait partie de ces flux que je suis sans pour autant aller commenter chaque article, ce qui signifie aussi que je ne lis pas souvent les commentaires puisque je ne viens pas sur le blog. Tout cela pour dire que je ne vous connais peut-être pas bien mais que je suis ce qu'on peut appeler un "fidèle lecteur". C'était pour répondre au commentaire "Ce qui me laisse à penser que vous ne connaissez pas très bien ce blog et que vous vous trompez peut-être sur mon compte..."
Maintenant sur le fonds, je n'ai rien contre vous, ni contre Versac (quoique son élitisme médiatisé à outrance il y peu a fait des dégâts et que, par conséquent, je le trouve un peu égocentrique et imbus de lui-même) mais il faut bien reconnaître que les blogueurs ont la facheuse tendance à devenir comme les journalistes, très corporatistes (pour pas dire pire). Ils se renferment beaucoup dans leur cercle de connaissances et la sentence "Il ne pouvait pas savoir que tu en étais" a tout de suite tilté de ce point de vue.
Au sujet de l'élistisme que chacun rejète en disant qu'il n'en fait pas partie, je glousse doucement. 99% des blogs français ne sont pas rédigés par des élites pour des élites. Il faut quand même bien se rendre compte que cette frange de la population n'intéresse quasiment personne. Le truc, c'est que les blogs qui paraissent intéressants aux gens qui ont fait des études poussées et qui se sont spécialisé dans un métier plus intellectuel que manuel sont ceux de leurs pairs.
De plus, je ne vois pas en quoi le fait de faire partie de l'élite (terme à définir) vous affranchit de subir les remarques de Johan Hufnagel. C'est le pire des comportements qui puissent exister (cf mes remarques sur Versac). C'est puant de mépris, c'est tout ce que, personnellement, je déteste.
En revanche, sur le fonds, nous sommes tout à fait d'accord. La tentative de Johan est à saluer, même si l'on sent bien qu'il n'est pas dans son monde.
Quand à votre blog, il me plaît beaucoup, je le lis avec intérêt et j'espère que vous n'avez pas fait l'erreur de croire que ma vie et ses intérêts se résumaient aux quelques sujets abordés sur mon blog (je suppose que vous parlez de www.guam.fr). Comme vous auriez l'esprit étroit et réducteur...
Je participe à d'autres blogs (de réflexions économiques et politiques essentiellement) et ce qui fait la rareté des billets sur guam.fr est le temps que je passe à avoir une vie durant laquelle je fais autre chose.
Suivant un tel raisonnement, devrais-je en conclure que vous n'êtes que ce que vous écrivez sur ce blog ? Je suis sûr du contraire.
Finalement, contrairement à ce que votre commentaire (en réponse au mien) laissait suggérer, nous sommes d'accord sur le fonds et le commentaire de Versac serait à "zapper".
Bonne continuation.
J'aime bien slate.fr. Il y a un cote légèrement a côté de l'actualité, un côté on-ne-cherche-pas-a-être-les-premiers-sur-l'info qui me plaît franchement. Et puis bakchich, rue89, mediapart ont tous eu un scoop - quel miracle - quand ils sont sortis. J'aime bien le fait que slate n'ait pas eu le sien.
J'aime bien slate.fr. Il y a un cote légèrement a côté de l'actualité, un côté on-ne-cherche-pas-a-être-les-premiers-sur-l'info qui me plaît franchement. Et puis bakchich, rue89, mediapart ont tous eu un scoop - quel miracle - quand ils sont sortis. J'aime bien le fait que slate n'ait pas eu le sien.
@celui : Oui, ça, c'est clairement plus sympathique. Faut voir si ça va durer...
slate.fr ce n'est pas un site d'information, c'est un roman- feuilleton de l'actualité,une sorte de point vu trés partial de quelques journaleux en quête de peopleisation d'eux même et de l'information.
Bonjour, je suis tombe par hasard sur votre blog et je trouve que les articles qui y sont present sont supers.
Une fois de plus tu partages avec nous un super article. Toutes mes felicitations.