Qui suis-je ?
Si j’en crois ma fiche de paye, et pour un social-traître dans mon genre, ce papelard n’est pas sans importance, je suis censé être « ingénieur d’étude ». Ce qui veut dire tout et son contraire. Concrètement, je développe des applications en C, en C++ et Java dans le tertiaire financier. Je code également, à mes heures perdues et pour mon plaisir, en PHP, Python et Lisp. Par principes, déontologie, engagement contractuel, lâcheté et discrétion, je ne parle absolument jamais directement de mon travail sur ce blog. Je ne suis actuellement pas à la recherche d’un emploi, mais je peux communiquer mon CV si vous êtes particulièrement intéressé.
Politiquement, je ne sais pas très bien comment me classer. Disons que je suis aronien avant toute chose, oscillant entre centre-gauche et droite libérale (dont j’exclus naturellement l’UMP, le nationalisme colbertiste ne me paraissant guère entrer dans l’idée que je me fais du libéralisme).
Religieusement, je suis officiellement de confession calviniste après avoir été dans ma jeunesse baptisé catholique et avoir perdu la foi entre temps. Toutefois, mon approche de la question est essentiellement personnelle, réfute toute implication de la chose religieuse dans l’espace publique, et pense la divinité en termes plus intellectuels, voire hypothétiques, qu’autre chose. C’est un sujet que j’aborde extrêmement peu.
En littérature, j’aime avec passion Ovide, Melville, Flaubert, Tolstoï et Proust. Je ne prétends pas, en la matière, en une grande originalité.
En sciences humaines, je suis avant tout un disciple de Mill, Tocqueville, François Furet et Marcel Gauchet.
En informatique, mes héros sont conventionnels : Alan Türing (what else ?), Grace Hopper (malgré le COBOL), Edsger Dijkstra (« Elegance is not a dispensable luxury but a quality that decides between success and failure »), Bjarne Stroustrup et Richard Stallman. J’ajouterais, pour d’autres raisons, Tarn Adams, le créateur du jeu le plus ambitieux jamais développé.